06 avril 2007

Alors voilà...


Alors voilà… C’est ça parfois la vie…

On jette parfois un regard amer
Comme on se jette parfois à la mer
On se monte un monde avec si
Alors qu’on n’a même pas
Accorder notre La à deux
Alors qu’on n’a même pas
Dessiner sur le papier
Où c’était, notre là-bas
Alors voilà… C’est ça, tu peux pleurer…
Tu peux aussi reprendre ton crayon
Tu peux aussi reprendre tes pinceaux
Et réapprendre à marcher…
Alors non… Je ne vais pas te mentir…
Je ne vais pas te le dire
Où je veux nous emmener…
Parce que là-bas, nous irons à deux,
Parce qu’au fond de mes yeux,
Je veux te voir rire,
Je veux t’entendre sourire…
Parce qu’au fond de tes yeux,
On aura l’air heureux…
Ce sera peut-être vrai,
Même si…
Mais dis-moi, qui sait…
Même si…
Alors voilà, vu que c’est la vie…
On va se jeter à l’eau,
On ira voir la mer…
Tu veux ?
Toi qui connais la frontière…
Toi qui sais quand il peut faire beau…

Viens.
On va repeindre le ciel avec du bleu…

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02 avril 2007

Pour toi, tu sais...


A tous les mots tendres que je ne sais plus écrire
A toutes les phrases que je voudrais tant vous dire
A toutes ces rimes qui sont parties à la poubelle
A toutes ces chansons qui ne sont qu'à moitié belles

C'est un matin tiède
Un intermède
Une bougie qui vacille
Un cerveau qui part en vrille

Je ne t'aimerai pas d'amour passion
Je ne t'aimerai pas d'amour poison
Je t'aimerai de cet amour poisson
Je t'aimerai de cet amour avion

Je te compterai une à une
Toutes les étoiles du ciel
Même si il y en a qu'une
Même si il y en a pas une
à toi

Je t'aimerai sans sel
Je t'aimerai
Et dieu sait qu'elle
Je t'aimerai
A ma façon

Je t'aimerai sans aile
Je t'aimerai sans A
Majuscule
Je t'aimerai de plein de a
Minuscules

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31 mars 2007

Lettres du Rien: Tu te rappelles...

Tu te rappelles...

Tu te rappelles
Quand tu rêvais encore
Quand cette boue de ciel
Elle t'enlaçait de vagues plaqué or

Tu te souviens
Quand les étoiles dehors
Etaient encore filantes
Quand elles défiguraient la nuit

Tu te rappelles
Quand s'étouffaient nos blessures
Dans le silence
En démesure de nos aveux d'enfance

Y avait plus d'hiver
La neige
Elle nous tombait l'été
Elle nous tombait dessus
En douces plumes glacées
En frissons passionnés

Tu te souviens
Qu'on s'enrubannait de rien
De nos habits aux étoiles
Taillés à nos mains
à nos souffles tourmentés
En gouttes d'eau saccadées
Rivées à nos roulis un peu givrés

Y avait plus d'été
Le soleil
Nous brûlait plus les yeux
Nous brûlait plus nos nords
Cramait moins fort qu'à deux
En libellules sans effort
De l'écume encore encore

Tu te rappelles
Que cramponnés
A nos prunelles
Nos infinis n'étaient pas loin
Les avions même dépassés
Nos quarantièmes rugissants
A nos finis vagabondant

Tu te souviens
Que ces hiers sont pour demain.

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10 mars 2007

Viens

Je veux t'arracher tes rêves d'enfant
Je veux décoller tes mains de la vitre
Je veux emmener tes nuages
Sur la place de Grève
Un ange sans destin n'est plus un ange
Un ange qui sent sa fin
Il n'a plus de lumière dans ses yeux de gamin
Alors voilà
Pourquoi je voudrais te prendre par la main
T'emmener voir la mer et te perdre dedans
Je veux te noyer dans ces eaux
Je veux t'enlever tout ce qui n'est pas beau
Je veux t'envoyer voir les étoiles
Y en aura sûrement une pour toi
La mienne, je l'ai perdue
Et je t'ai trouvé toi
Alors viens
Prends ton crayon
Et viens dessiner une nouvelle voie lactée
Laisse la feuille de papier s'envoler
Je veux t'emmener dans une prose que tu connais pas
Je veux apprendre à regarder la vie de travers
Je veux et je ne veux pas être en panne de mot
Je veux pas finir ce texte, y mettre le point
Pourtant il faudra bien
Alors viens, on va se taire
On ne va plus dire nos mots
On va oublier nos maux
On va entremêler nos textes
On va mélanger nos larmes
et recréer la mer
Lors on pourra y retourner là-bas
Ce pays où l'on croyait qu'on ne retournerait pas
Alors viens, on va écorcher nos silences
Alors viens, on y va ?

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06 mars 2007

Les enfants du rien


A ces enfants du rien
A ces bambins destin
A ces gosses de l'été
Qu'on balaye à l'automne
A ces anges suicidés
Lorsqu'on les abandonne

Ils sentent le mouillé
De l'orage qu'est passé
Ils sentent le pêché
Des fruits un peu pourris
Les rêves défraîchis
De l'envie de l'ennui

J'ai le mal de mère oui
J'étale leur vie
Devant les temples, les mosquées, les églises
Dans les rues denses, sur les quais gris
Mais y a personne qui veut qu'on le dise
J'ai le mal de terre oui

Ils n'ont de droit
Que dans l'oubli
Et c'est pas toi
Qui dira non, ni oui

J'écris leurs songes
Sous les mensonges
Des origines de leurs vies
J'écris, j'éponge
Ces inepties
Et je prolonge
Un peu leurs "si"

J'ai le mal de mer
Quand je t'écris
Je n'oublie pas vos mères
Je n'ai pas réussi
J'ai le mal de cette terre
A mes enfers inscrit

C'aurait été le paradis
Mais le paradis
C'est pour les autres
Ceux qui sont sans envie
Mes mots sont des non-dits
Mes mots sont pas les vôtres

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01 mars 2007

A l'orée du matin, l'enfant regarde la mer
La marée montante de lumière
Et les murs de béton
Les nuages s'en vont
En arrachant les étoiles du fond
On dirait qu'il va faire clair
peut-être à l'horizon

L'enfant ramasse les bouts de plâtre
Arrachés aux murs sans teint
Les glisse dans sa poche
Comme des bonbons
"Ca sera pour demain matin"

pour lui

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26 février 2007

Psychotropes hics


Dans les vapeurs d’essence et d’alcool,
Dans la fumée mollasse qui colle,
Y a des joies, des peines qui s’immolent,
Ca fait des taches, des auréoles ;

On navigue bien dans les amers hics,
Quand la mer s’en revient en musique
Vider cet estuaire enfant lubrique,
Puis repart sous les tristes tropiques ;

C’est pas notre guerre aux fins tragiques,
Qu’on tourne en délires psychiatriques,
Comblant de terre les besoins phalliques ;

Lors, aujourd’hui est bien loin d’hier
Et au milieu coule une rivière,
Charriant les souvenirs magiques.

.Tilou.


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25 février 2007

Tes tagadas

Effluve de la mer
qu'a bouillonné par coeur
Ca sent l'effort l'amour
En corps pendant des heures
N'oublie pas ta pilule
Sur le chemin du retour
Sinon ça fera des bulles
Qui seront pas de savon
Pourtant ç'aura un goût amer

Tu pourras tout me reprocher
Même si c'est ta misère
Au point de non-retour
J'en ai plus rien à faire
Laisse tes mensonges
A mon porte-manteau accrochés
Et pendant que j'y songe
Si tu pouvais me filer
Tes tagadas embryonnaires

Je te filerai un plan
Pour revenir par là
Puisque t'as oublié
Que c'était par ici
Qu'on a été amants
Etale bien ton mascara
Qu'on croit un peu que t'as pleuré
Ca fera un point de moins
Mais t'as déjà gagné...

...

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18 février 2007

Je ne peux t'ôter de moi


Les mois passent et ils sont comme les jours, ils se ressemblent...
Et moi, j'ai l'impression de ressembler à un épave
J'ai le coeur qui tangue, qui s'accroche à d'autres
Et je ne sais pas où je vais, il me semble
On dirait ma tête, le temps ne la lave
Comme si tes blessures je voulais les garder comme les nôtres

Et ce soir, je suis devant ce bout de papier
A noter avec mes larmes, l'impossible à crier
Non je ne veux pas te haïr, je ne veux pas te détester
J'ai envie d'écrire, de mettre dans mes mots
L'indicible dont on ne pourra jamais se délester
J'ai envie de te voir et te serrer dans mes bras
Etre le buvard de ta folie et de tes maux
J'ai envie de rester une partie de toi

Les mois, ils passent
Ils me lassent
C'est ton image qui m'enlace
Je ne peux t'ôter de moi
J'étais comme une partie de toi
Sans toi, je ne suis plus moi

Et ce soir, l'encrier s'est renversé
Sur le cahier où sont consignés
Tout ce que je n'ai jamais eu
Ni le courage, ni la rage
De mettre ici ou là, là où il a plu
Et sont revenus les nuages

Les mois, ils passent
Ils me lassent
C'est ton image qui m'enlace
Je ne peux t'ôter de moi
J'étais comme une partie de toi
Sans toi, je ne suis plus moi

Tilou

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Poussière étincelle...

Dans la poussière étincelle
Dans la flanelle des draps
Il y a un corps qui git là
Une ombre de l'absence aux mois pluriels
Son visage n'est qu'une forme
Qui rappelle les souvenirs qui s'endorment
Il y a du feu sous le soleil
Mais plus de merveilles
Et l'on croit qu'on est là
Alors qu'on disparait
Alors qu'on s'en va
Dans le matin tout frais
On interroge le ciel
Pourquoi pas moi ?
Pourquoi pas toi ?
Et l'on part dans cette nuit qui nous effraie
Qui gommera cette vie superficielle...

Tilou

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16 février 2007

Risquer d'aimer (ATHENAC)





Comment aimer,
sans ôter son masque et risquer son visage ?
Comment vivre
sans ouvrir ses poumons au vent du grand large ?

Comment aimer
sans risquer l'aventure en ouvrant les frontières,
en abattant les murs
de nos habitudes et de nos préjugés ?

Comment aimer
sans risquer sa liberté
quand chaque rencontre nous laisse modifiés,
marqués de l'empreinte de l'autre ?

Comment aimer
sans risquer de souffrir ?
Pour ces liens de chair et de sang
toute séparation est une déchirure.

Comment vivre
sans risquer l'ouverture
à celui ou celle qui est notre avenir ?

~ ... Athenac ... ~


http://www.ftw-design.com/

C'est parfois que des mots, pas un poème...
C'est parfois une personne, pas un poème...
C'est parfois une amie, pas un poème...

Et c'est parfois un poème que l'on aime et que l'on gardera avec soi jusqu'au crépuscule...
Merci..

Tilou

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La Fille du Rien (Poésies): Mensonge promis


Un jour sûrement
Je leur mentirai
Je te le promets

Je leur conterai
Ce rêve fragile
Ces désirs futiles

Ce rêve d'amants
Ce voeu de l'amour
Cette idée de toujours

Un jour sûrement
Je me mentirai
Je me le promets

Je me conterai
L'histoire d'avant
Celle sans parents

Un jour oui vraiment
Je te mentirai
Je te le promets
Et je te dirai
Que je t'aimais pas vraiment


Illustration : Un Univers Particulier

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Touché

12 février 2007

Le temps passe
_____

Le temps passe, les nuages glissent
Mais rien ne change là-haut,
Les mots les phrases vomissent
Des idées de mort, des idées de trop ;
Elle était jolie la gazelle
Quand elle courait dans la plaine,
Elle était tout au pluriel
Quand elle galopait loin de la haine ;
Un soleil tribal sur sa nuque,
Un tatouage sur les reins que l'on reluque,
Ses cheveux en bataille, son air d'enfant,
Les lèvres humides dans les ères remuant ;
Voilà c'est tout ce que je me rappelle,
C'est tout cela que je demande au ciel ;
Le temps passe, les nuages glissent,
Mais rien ne bouge là-haut,
Ce ne sont plus des idées lisses,
Des rêves embryons, des cauchemars de mots.

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10 février 2007

Et l'enfant...

http://www.calirezo.com/


Il n'y avait pas que cela
Il n'y avait pas que l'amour
Il n'y avait pas que toi moi
Et je veux parler sans détour

Nous oublier c'est trop facile
Enterrer ses erreurs
Et vous pourrez me juger
Me traiter de salaud
Je laisserai mes mots
Se briser sur les charpentes de vos cerveaux
Chaque parcelle de ma peau
Est une plaie gorgée de sang

Et vous pourrez me juger
Me traiter de salaud
Je laisserai ces mots
Suinter de mon stylo
Comme coule ce lait
Le long de mes poignets.

***

Je reviens à la vie
A mesure que tu me détruis
Et tu reviens à la vie
A mesure que je te détruis

Je suis la voie, mes mots
Je te donne ce que je vois
Je te donnerai mes maux
Jusqu'au jour où tu ne seras

Je cracherai à l'envers de tout
Je serai l'enfant du rien
Celui de la cuvette floue
Et tu seras ma mère
Il n'y aura plus de guerre
Oui toi, ma fille du rien
Qui ne sait plus où sont les fleurs du bien

Ah oui, il paraît que je suis adulte.

....


Mes premiers vers sont d'un enfant
Les seconds d'un adolescent
Les derniers à peine d'un homme

Alfred de Musset


...



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08 février 2007

03 février 2007


Allez, vas, vas-t-en
Allez, cours, tout court
Cours, tout le temps
C'était l'amour

Allez, dis, dis-moi
Allez, mens, mens-moi
Pars, pars longtemps
C'était dément

Allez, rien, promets
Allez, meurs, écoeurre
Vas-y, mon coeur
Pars à jamais


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01 février 2007

Lutter contre les mots

25 janvier 2007

Brouillon de poème

Suis-je sans toi ?
Es-tu sans moi ?
Suis-je, sans toi ?
Es-tu, sans moi ?

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19 janvier 2007

Ce jour je me suis assis


Ce jour je me suis assis
L'impression d'être encor en vie
Ce jour je me suis assis
J'ai attendu et je t'ai dit
Non je ne te promets rien
Mais je te donnerai tout
Et si tu ne veux de rien
Je te laisserai tout
Parce que j'avais rien promis
Parce que je te veux en vie
Peut-être que ce n'est rien
Parce que mes poches sont vides
Peut-être que ce sera bien
Je sais pas chui pas lucide
Peut-être que ce n'est rien
Mais j'ai envie d'aimer
D'y être condamné à perpétuité
Vas savoir, ça peut être bien

Tilou, Orléans, le 19 janvier 2007...


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