28 janvier 2007

Si tu lis

Voilà... Je crois que j'ai tout dit de mon histoire. Je crois que je t'ai donné les clefs pour me comprendre même si... Je crois que je te devais cela. Toi qui viens après des mois de silence me parler de respect et me reprocher de m'être confié, d'avoir fait de notre histoire des poèmes... Je ne te comprends pas. Ou alors je te comprends de travers. Oui, peut-être que tu n'assumes pas. Je sais bien que l'épreuve que tu as traversée est sûrement des plus dures qu'une jeune fille ait à traverser mais en même temps, je ne veux pas te dire que tu n'y es pour rien. Que ton comportement a été exemplaire. Même dans la connerie, il faut arriver à s'assumer. Etre responsable. Je ne suis pas de ceux qui acceptent les choses parce qu'on les regarde avec les yeux d'un chien battu. J'accepte d'entendre et de lire les pires ignominies comme celles que tu m'a écrites. Je pardonne cela mais je ne les valide pas. Tu vois, je crois encore à l'être humain que j'ai connu en toi. Je sais qu'il est et qu'il existe encore. Alors, oui, peut-être que c'est bizarre comme comportement mais c'est comme ça. Moi quand j'aime, c'est pour tout le temps. J'ai beau avoir un fatras de cassures psychologiques, je les dis mais je les garde en moi, je ne demande pas aux autres de les payer. Tu vois, ce soir, je pense encore à toi alors que tu devrais ne plus être qu'un être incendié et sublimé de mes poèmes... Tu es encore vivante... Pas comme tu me le dis... Je te parle de toi, vivante, comme tu peux l'être quand ta tête n'est pas pourrie par les maux que tu t'inventes. Oui... Les égoïstes, ils sont comme cela. Ils s'en veulent tellement d'être comme ils sont, qu'ils essaient de reporter la culpabilité sur l'autre. Comme ça, ça leur permet de vivre mieux... Bah oui. Triste réalité. Mais tu es triste et laide, petite... Quand tu n'aimes pas... Pourvu qu'un jour tu saches ce que le mot "aimer" veut dire.

Tilou, Orléans, le 28 janvier 2007

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